Vie politique et démocratie locale
Nous vivons une époque de changement, et c’est une opportunité offerte à la société pour redessiner des organisations et réfléchir à comment participer aux actions de métamorphoses de nos modes de vie et se préparer aux conditions auxquelles nous devrons faire face qui seront bien différentes de celles d’aujourd’hui.
Les Conférences de la Transition de la Transition Écologique & Sociale ont pour objectif d’amener les citoyens de la commune à s’interroger sur les pistes d’adaptations réalistes envisageables à l’échelle individuelle mais plus encore à l’échelle de la commune.
Il nous parait essentiel aujourd’hui d’apporter de la connaissance d’une part et de la méthode de débat de l’autre afin que tous ensemble nous puissions construire des alternatives à notre mode de vie acceptable pour chacun.
Trop souvent les mesures qui sont proposées ne prennent pas en compte la dimension des situations personnelles. Pour nous cette dimension est essentielle pour trouver des solutions consensuelles.
Nous sommes convaincus que chaque humain à des besoins identiques au regard des attentes envers la société.
Mais pour cela il est indispensable de savoir s’écouter, parler à bon escient, s’oublier, se considérer ni plus ni moins important que quelqu’un d’autre. En effet les ressentis et perceptions de chacun ne sont pas opposable, dans la mesure où on ne peut pas reprocher à quelqu’un de ressentir quelque chose. Mais il est possible par contre de parler de ces ressentis et s’percevoir au final que ce que demande l’autre est en tout point équivalent à ce que chacun demande.
Les conférences ont cette ambition d’initier sur la commune l’apprentissage du débat et de la construction collective de solutions adaptée à notre territoire, répondant à des besoins ou attente partagées et surtout à notre portée de réalisation.
Les conclusions que les assemblées tireront devront prendre en compte cette capacité de réalisation afin que chaque action menée soit réalisé pour donner confiance à en faire d’autres.
Commençons petit ; il s’agit d’un apprentissage qui implique une véritable remise en question de notre personne et c’est en cela que nous sommes convaincus que pour obtenir quelque chose que l’on a jamais eu , il faut faire quelque chose que l’on a jamais fait….
Alors nous vous attendons pour les prochaines conférences dont voici le format génral

Format des débats…..le bocal a poisson….kezako?
https://agir-ese.org/methode/le-bocal-poissons
Cette méthode a plusieurs noms : cercle excentrique, bocal à poissons ou cercle samoan.
Sur un sujet donné, nous avons toutes et tous un avis à exprimer, des questions à formuler ou encore une expérience à partager. Afin de susciter la #participation et l’expression de chacun, l’organisation spatiale d’une assemblée est prépondérante.
La méthode du bocal à poissons propose ainsi un agencement spatial plaçant l’ensemble des participants sur un même niveau quel que soit leur niveau de connaissance ou d’expertise.
Elle permet ainsi d’organiser une conversation avec un grand groupe de façon conviviale, en favorisant l’inclusion et l’expression de différents points de vue.
Objectifs
- Explorer et/ou approfondir un sujet collectivement.
- Faciliter le dialogue et mettre en lumière différents points de vue.
- Croiser des regards et partager des préoccupations.
- Favoriser l’écoute dans les échanges en grand groupe.
- Proposer un temps de discussion en plénière de manière inclusive.
Préparation
- On aura défini une durée. Pour ce genre de séquence, il est nécessaire de prévoir au minimum 1 heure.
- En amont, on aura défini clairement un sujet de discussion, une question (voire deux ou trois sous-questions).
- L’animateur (ou les animateurs) auront défriché le thème, cela leur permettra notamment de prévoir des questions de relance.
Installation
- Selon la taille du groupe, placer de 3 à 8 chaises en cercle, au centre de la pièce. Cet espace est appelé « bocal ».
- Disposer le reste des chaises tout autour de ce cercle concentrique afin d’en avoir une par personne, en laissant des passages permettant l’accès facile entre le cercle central et le reste de la salle.
- Bien penser à laisser des couloirs réglementaires entre les chaises pour la sécurité et la libre circulation des personnes.

- L’animateur peut occuper une chaise dans le « bocal » (c’est une position qu’il occupera alors tout au long du débat) ou se situer à l’extérieur des cercles. Ce choix de positionnement spatial dépend à la fois de la taille du groupe (un positionnement à l’intérieur du cercle peut faciliter la régulation des échanges si le groupe est important) ou de la posture adoptée par l’animateur (discussion très libre avec un animateur quasiment absent ou des échanges un peu plus encadré par l’animateur).
Description
Le principe général est « le débat se passe dans le bocal », pour prendre la parole, un participant doit venir se placer dans le « bocal ». Les participants situés dans le cercle ou les cercles extérieurs sont dans l’écoute. Ainsi la discussion se déroule sous forme d’une conversation libre et non dirigée, pour explorer, approfondir un sujet ou répondre à une question.
Le déroulement
- L’animateur explique les objectifs de la séquence, son déroulement et donne les consignes de prise de parole.
- Dans un premier temps, d’une durée de 5 à 10 minutes, 1 à 4 personnes sont invitées à se positionner dans le « bocal ». Ils peuvent être des experts (expertise liée aux connaissances ou à l’expérience de terrain) ou des personnes identifiées en amont, ayant déjà mené une réflexion sur le sujet. Ces personnes auront comme tâche de lancer la discussion. Les autres participants, situés en dehors du « bocal », écoutent les débatteurs.
- Après les premiers échanges, l’animateur annonce que le cercle est ouvert. Les participants souhaitant se joindre au débat, faire une remarque ou poser une question sont invités à venir s’asseoir sur une des chaises vides. Un participant peut rester dans le cercle le temps qu’il souhaite, jusqu’au moment où il estime qu’il doit laisser sa place et sortir du « bocal ». Il est possible que toutes les places soient prises alors qu’un participant souhaite entrer dans le cercle central. Il convient d’instaurer une règle pour demander à entrer (par exemple, taper sur l’épaule d’un des participants à un moment où il ne parle pas).
Ainsi, on peut prévoir que certains restent pendant toute la durée de cette séquence ou au contraire permettre à chacun d’entrer et de sortir tout au long de celle-ci. Par exemple, 3 places peuvent être occupées de façon permanente par des invités (chercheurs, témoins,…) et 4 chaises libres sont à disposition du reste de la salle. - Lorsque les discussions sont terminées, l’animateur peut conclure en proposant un résumé, une synthèse.
Quelques points de vigilance
- Le rôle de l’animateur est essentiellement tourné vers l’observation et de recadrage. Les échanges doivent être libres et fluides, avec le moins d’interruptions possibles.
- Attention toutefois à éviter d’ouvrir des sujets de discussion sans les refermer, « les pensées en escalier » peuvent-être difficiles à suivre. Pour cela, l’animateur peut demander aux personnes qui entrent dans le « bocal » si leur intervention concerne le sujet en cours ou s’il s’agit d’une nouvelle idée. Dans cette tâche, l’animateur peut être secondé par une personne à l’extérieur des cercles qui note les idées abordées sur un tableau. C’est également un appui possible pour proposer un résumé, une synthèse des échanges. Il faut alors bien indiquer au démarrage, le statut particulier de cette personne qui peut intervenir à tout moment sans venir dans le cercle central, et notamment pour recentrer la discussion.
- Les participants ont le pouvoir de choisir l’orientation de la discussion, l’ordre et la façon d’aborder les sujets, ce qui permet d’être au plus proche des préoccupations des participants. En cas de présence d’un expert, il est au service du groupe et doit faire preuve d’une véritable écoute. Il convient d’en discuter en amont afin qu’il n’arrive pas avec une présentation toute faite.
Variantes possibles
Des interventions avant le bocal à poissons
Il est possible de faire intervenir des personnes sur un sujet donné avant de lancer la discussion sous forme de bocal à poissons. Le bocal à poissons peut alors démarrer sur les questions de clarifications, de compréhension, ou les réactions.
Associer débat en pétales et bocal à poissons
Pour explorer, défricher un nouveau sujet, il peut être utile de proposer aux participants un premier temps d’échange et de réflexion en petits groupes. Ce temps peut s’animer avec la méthode du débat en pétales. 4 à 5 petits cercles (ou pétales) composés de 5 à 10 personnes sont constitués. Chaque pétale identifie un représentant (ou ambassadeur) qui viendra ensuite partager une synthèse des discussions de son groupe dans le bocal en démarrage du cercle excentrique. Il faut prévoir dans cette variante un temps de reconfiguration spatial pour passer d’un aménagement en pétales à la constitution de cercles de chaises concentriques. Les chaises du bocal auront été prépositionnées en amont.
Possibilités de prévoir plusieurs sujets avec des durées de discussions prédéfinis
L’organisation de la conversation peut-être plus dirigée, plus cadrée. L’animateur peut définir des sous-sujets qui seront discutés en précisant pour chaque point la durée des échanges (20 minutes pour le premier point, 30 pour le deuxième, etc.). Il est essentiel d’annoncer cette organisation au démarrage de l’animation.
Sources ayant permis la rédaction de cet article
Article rédigé à partir du « Zoom sur la technique d’animation utilisée » proposé pour la table-ronde du 3 octobre 2017 lors de la journée « Accompagner le changement pour la transition écologique » organisée par le GRAINE Bourgogne-Franche-Comté et le GRAINE Auvergne-Rhône-Alpes. »
Bibliographie / sitographie
- Le Fishbowl, par Communagir.
- Le cercle excentrique, par My.Coop.
- Le cercle de samoan pour le climat, par Réseau Ecole et Nature.
La première conférence de la transition écologique s’est tenue
le 21 novembre 19h30 21h30h
Mairie Annexe Frida Khalo, Grabels Valsière
Le numérique responsable pas (que) synonyme de sobriété
L’orateur sera Fabien Michel Maître de conférence au Laboratoire d’Informatique, de Robotique et de Micro electronique de Montpellier
Le numérique, ainsi que la numérisation de nos vies personnelles et professionnelles, représentent pour nos sociétés une véritable révolution, en action depuis déjà plusieurs années. Cette évolution,permise par les nouvelles technologies qui fleurissent (IA, 5G, IoT, applications mobiles, etc.), est souvent considérée comme l’un des moyens de réduire nos émissions carbone : moins de paperasses, moins de voyages, etc. Nos modes de vie, en étant de plus en plus ancrés dans le virtuel, seraient donc moins polluants. Cette intuition est aujourd’hui partiellement contredite par les faits. Dans cet exposé, nous montrons que le numérique possède une empreinte importante, ne serait-ce que par l’électricité et les matières premières requises par les outils qui le composent. En fait, le rythme de croissance de ce domaine est tout
simplement insoutenable à moyen terme. À partir de ce constat, nous discutons de ce que pourrait être la « sobriété numérique ». Ainsi, au-delà des bonnes pratiques qu’on peut retrouver dans d’autres domaines (e.g. décroissance des usages), nous verrons qu’il est possible de réduire fortement son empreinte, sans sacrifier ses usages, grâce à (1) un choix éclairé des services et des outils numériques, et à (2) une connaissance accrue de leur paramétrage. De plus, nous discutons pourquoi « consommer local » a aussi un véritable sens dans ce contexte.
retrouvez la présentation de Michel

La seconde conférence s’est tenue
le 5 décembre 19h30 21h30h
salle de la Gerbe, rue de la Gerbe à Grabels
Contamination globale par les pesticides : que nous apprennent les oiseaux sauvages ?
L’oratrice sera Elva Fuentes docteur en biologie
Durant cette intervention je ferai une introduction sur l’intensification de l’agriculture, avec un focus sur l’utilisation de pesticides et les conséquences pour la biodiversité. Je parlerai des résultats obtenus durant ma thèse et par des collègues, afin de donner une vision globale de la contamination par les pesticides des oiseaux des plaines agricoles. À travers le concept de One Health (une seule santé) j’aborderai l’utilité des études sur les oiseaux comme bio-indicateurs de la santé de notre environnement.
Retrouvez par ce lien la présentation complète d’Elva :

Les reflexions de la salle
- Les constats
- Notre alimentation est produite aujourd’hui principalement avec des pesticides.
- Pour ne plus utiliser de pesticides ou moins en utiliser, il faut changer notre mode d’agriculture
- Pour changer le mode d’agriculture, il faut choisir des façons différentes d’aujourd’hui pour produire, s’approvisionner et rémunérer le travail de la terre.
- Piste de transition
- favoriser l’alimentation en circuit court avec des méthodes de productions compatibles avec une agriculture durable.
- Promouvoir les initiatives de la sécurité sociale alimentaire comme la caisse alimentaire à Montpellier qui permet à un groupe de citoyen d’acheter des produits choisis à un prix accessible au plus grands nombre.
| LA PRIMAIRE POPULAIRE |
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Grabels en Transition porte la question de la démocratie dans sa raison d’être. Le but est de choisir ensemble les meilleures trajectoires pour s’adapter au changement climatique. Le constat est fait que les partis politiques ne peuvent pas s’accorder d’eux même. Pourtant, pour mettre en place un programme résolument tourné vers la transition socio écologique, à l’issue de l’élection présidentielle de 2022, nous avons besoin que les partis politiques qui portent les idées de l’écologie s’unissent afin d’être présents au second tour; Il est donc nécessaire que les citoyens convaincus qu’une candidature unique est indispensable, les y obligent. C’est l’objectif de la primaire populaire. Initiée par des militants de la transition, elle vise à identifier une candidature unique par un processus démocratique original et indépendant des partis politiques. Ce processus est porté par des figures reconnues comme Cyril Dion (Réalisateur du film Demain) Jean Jouzel (Membre du GIEC) et bien d’autres encore soutiens convaincants . Le processus est engagé depuis juin 2021 et a permis d’identifier 10 candidats, proposés par plus de 100 000 participants, qui ont eux même parrainé un ou plusieurs candidats potentiels. L’enjeu aujourd’hui est d’être une force citoyenne capable de départager, au jugement majoritaire, le champion qui portera les couleurs de l’écologie et amènera les candidats non retenus à renoncer à leur candidature. Seule une forte participation citoyenne pourra donc faire évoluer les postures. Grâce à l’engagement de tous, nous pouvons espérer gagner l’Elysée en 2022. Ayons l’audace d’y croire et relevons le défi. C’est ce que Grabels en Transition vous propose en vous proposant de vous inscrire pour participer à cette primaire populaire (clic sur le logo)Parlez-en et venez nous rejoindre pour échanger et convaincre autour de vous qu’il est essentiel de miser sur la transition écologique. Grâce à cette expérience démocratique qu’est la primaire populaire, il est possible de défendre les valeurs de l’écologie et de les partager avec le plus grand nombres des citoyens français. Les dix candidats retenus à ce jour sont : cliquer sur l’image pour rejoindre la primaire populaire. ![]() Vous trouverez ci après une rapide video de présentation https://www.youtube.com/watch?v=FTpEwDG5S4 |
La Belle Démocratie est passée à Grabels les 26 et 27 février 2018
Cette année, Grabels en Transition a invité le « Tour de France de la Belle Démocratie » à venir à Grabels.
L’avis de Grabels en Transition :
La politique ou l’implication dans la chose publique demande de l’énergie pour s’informer, comprendre, agir, proposer, rêver…pour dépasser le possible, car c’est souvent parce que l’on ne sait pas que c’est impossible que nous faisons de grandes et belles choses…et parfois de mauvaises choses…. Il ne faut pas se le cacher d’où l’importance d’être vigilant , éclairé et se tenir à une éthique d’intérêt général plutôt que d’intérêt individuel, pour éviter des décisions qui peuvent conduire à des drames.
La culture de l’implication politique devrait être plus répandue au sein de la population. Paradoxalement, le monde associatif français est très fourni. On compte 1 300 000 associations actives en France qui emploient 1 800 000 personnes et mobilisent 16 000 000 bénévoles.
Mais le monde change ! la culture des réseaux basée sur l’internet offre une plus grande plasticité des échanges et une plus grande facilité pour se rassembler et pour décider ensemble de ce qui peut être le plus avantageux pour la vie de chacun dans le respect de l’Autre.
Le contact direct entres personnes reste un élément fondamental pour trouver les points d’entente, de consentement qui permettront à un groupe de co-construire un projet et surtoutde le mener à terme.
Le chantier « vie politique » que Grabels en Transition » initie est l’affaire de toustes. Les points de vues différents sont sollicités car la pensée unique est sclérosante et facteur de frustration voire d’exclusion.
A vos idées et votre enthousiasme pour nourrir le débat et trouver ensemble des moyens d’avoir le pouvoir de faire sa part.
